Balises HTML Niveau · Intermédiaire Lecture 6 min

Microdonnées

Le format de données structurées inscrit dans le HTML lui-même : syntaxe, usages, et pourquoi Google recommande autre chose.

Définition courte

Les microdonnées (microdata) sont un format de données structurées défini par le standard HTML. Il consiste à ajouter des attributs aux balises existantes d’une page, itemscope, itemtype et itemprop, pour indiquer aux machines ce que décrit chaque portion de contenu. Google reconnaît ce format au même titre que JSON-LD et RDFa.

La particularité des microdonnées : le balisage vit dans le HTML visible, collé au contenu qu’il décrit, au lieu d’être isolé dans un bloc de script.

À retenir
01Les microdonnées font partie du standard HTML du WHATWG, dans une section dédiée. Ce n’est pas une invention des moteurs de recherche.
02Cinq attributs suffisent : itemscope, itemtype, itemprop, itemid, itemref.
03Google accepte les microdonnées mais recommande JSON-LD quand la configuration du site le permet, parce que c’est la solution la plus simple à mettre en œuvre et à maintenir à grande échelle. Google Search Central

Qu’est-ce que les microdonnées ?

Les microdonnées sont un mécanisme d’annotation du HTML. Le standard HTML du WHATWG les décrit comme un moyen d’ajouter à un document des groupes imbriqués de paires nom/valeur, en parallèle du contenu existant. Concrètement, on ne réécrit pas la page : on ajoute des attributs à des balises déjà présentes pour dire ce qu’elles contiennent.

Google, de son côté, définit les microdonnées comme une spécification HTML communautaire ouverte, utilisée pour imbriquer des données structurées dans le contenu HTML. Le vocabulaire employé dans itemtype est le plus souvent celui de schema.org, mais rien dans le format ne l’impose : microdonnées et schema.org sont deux couches distinctes, la syntaxe et le vocabulaire.

Quels sont les attributs des microdonnées ?

Le standard HTML définit cinq attributs, et cinq seulement. Les trois premiers suffisent à la quasi-totalité des balisages SEO.

AttributRôle
itemscopeOuvre un élément : tout ce qui est à l’intérieur décrit un même objet.
itemtypeIndique le type de l’objet, sous forme d’URL de vocabulaire.
itempropNomme une propriété de l’objet. Sa valeur est le contenu de la balise.
itemidDonne un identifiant global à l’objet, pour les vocabulaires qui le prévoient.
itemrefRattache à l’objet des propriétés situées ailleurs dans le document.

Un exemple minimal, sur un article :

<article itemscope itemtype="https://schema.org/Article"> <h1 itemprop="headline">Titre de l'article</h1> <span itemprop="author" itemscope itemtype="https://schema.org/Person"> <span itemprop="name">Damien Hernandez</span> </span> <time itemprop="datePublished" datetime="2026-08-29">29 août 2026</time> </article>

La valeur d’une propriété est en général le texte de la balise. Certaines balises font exception et fournissent leur valeur par un attribut : time par datetime, a par href, img par src, meta par content. C’est la source d’erreur la plus banale sur les dates.

Microdonnées ou JSON-LD, que choisir ?

Google documente trois formats et en recommande un seul. JSON-LD est décrit comme une notation JavaScript intégrée dans une balise <script>, et Google indique le recommander de manière générale, car c’est la solution la plus simple à déployer et à maintenir à grande échelle. Les microdonnées et RDFa restent lus, sans exclusion.

CritèreMicrodonnéesJSON-LD
EmplacementDans le HTML visible, attribut par attributDans un bloc de script, isolé du contenu
Couplage au gabaritFort : modifier le HTML casse le balisageFaible : le bloc évolue indépendamment
Maintenance à grande échelleCoûteuse, dispersée dans les templatesCentralisable
Risque de divergence texte/balisageFaible, la valeur est le texte affichéRéel, le bloc peut affirmer autre chose que la page
Position de GoogleFormat pris en chargeFormat recommandé

Le seul avantage réel des microdonnées. Puisque la valeur d’une propriété est le texte affiché, le balisage ne peut pas dériver du contenu visible. Google interdit explicitement de baliser un contenu qui n’est pas visible par les lecteurs de la page : les microdonnées rendent cette faute structurellement difficile, là où un bloc JSON-LD recopié à la main la rend facile.

Comment intégrer des microdonnées dans une page ?

Le balisage suit la structure du contenu, il ne la précède pas. La séquence qui évite les reprises :

01

Identifier l’objet principal de la page

Un article, un produit, une recette, une organisation. Un objet principal par URL : c’est la règle qui simplifie tout le reste.

02

Choisir le type schema.org correspondant

Le type le plus spécifique qui décrit encore fidèlement l’objet. Voir les types de schéma.

03

Ouvrir l’élément sur la balise conteneur existante

itemscope et itemtype sur la balise qui englobe déjà le contenu, sans ajouter de div technique.

04

Poser les itemprop sur les balises qui portent déjà la valeur

Le h1 pour le titre, la balise time pour la date, l’img pour l’image.

05

Vérifier avec les deux outils, pas un seul

Le validateur schema.org contrôle la syntaxe et le vocabulaire ; le test des résultats enrichis de Google contrôle l’éligibilité aux rich results. Les deux réponses ne se recoupent pas.

Comment tester des microdonnées ?

Trois outils, trois questions différentes. Les confondre est la cause la plus fréquente des faux diagnostics sur les données structurées.

  • Schema Markup Validator (validator.schema.org) : le balisage est-il syntaxiquement valide et le vocabulaire correct ? Il ne dit rien de Google.
  • Test des résultats enrichis (search.google.com/test/rich-results) : la page est-elle éligible à une fonctionnalité de recherche Google ? Il ignore les types que Google n’exploite pas.
  • Search Console, rapports de résultats enrichis : qu’a réellement lu Google sur les URL déjà explorées ? C’est la seule des trois sources qui porte sur des données réelles.

Niveau expert : un balisage valide n’est pas un balisage conforme. Les consignes générales de Google sur les données structurées imposent aussi que le contenu balisé soit visible, à jour, original et représentatif de la page. Un non respect de ces consignes peut valoir une action manuelle qui retire l’éligibilité aux résultats enrichis, sans affecter le classement classique.

Quelles microdonnées pour un site e-commerce ?

Sur une fiche produit, l’objet principal est le produit. La galerie des résultats enrichis de Google documente une fonctionnalité « Product », qui s’appuie sur le nom, l’image, la description, les identifiants, le prix, la disponibilité, les avis et la note agrégée. Les mêmes propriétés se posent indifféremment en microdonnées ou en JSON-LD.

Le point de vigilance est réglementaire autant que technique : prix et disponibilité balisés doivent correspondre à ce que voit l’utilisateur. Un balisage figé sur une page dont le prix varie fabrique un écart entre l’affichage en SERP et la réalité de la fiche, ce qui relève des consignes qualité de Google et, selon les cas, du droit de la consommation.

Trois mythes sur les microdonnées

Mythe

Les microdonnées sont obsolètes. Elles figurent toujours dans le standard HTML et dans les trois formats pris en charge par Google. Recommander JSON-LD n’est pas déprécier les microdonnées.

Mythe

Microdonnées et schema.org sont la même chose. Les microdonnées sont une syntaxe, schema.org un vocabulaire. On peut écrire du schema.org en JSON-LD, en RDFa ou en microdonnées.

Mythe

Un balisage valide déclenche un résultat enrichi. Google indique ne pas garantir l’affichage des fonctionnalités qui consomment des données structurées. La validité rend éligible, elle ne décide de rien.

Questions fréquentes

Faut-il migrer des microdonnées vers JSON-LD ?

Pas par principe. Un balisage en microdonnées valide et conforme fonctionne. La migration se justifie quand la maintenance devient le problème : balisage dispersé dans des dizaines de gabarits, refontes fréquentes du HTML, ou impossibilité de faire évoluer les templates.

Peut-on mélanger microdonnées et JSON-LD sur une même page ?+

Techniquement oui, mais c’est une source de contradictions. Deux déclarations du même objet qui divergent obligent le moteur à trancher. Un format par objet, décidé une fois, évite ce débat.

Les microdonnées améliorent-elles le classement ?+

Les données structurées rendent une page éligible à des fonctionnalités de recherche. Google ne les présente nulle part comme un facteur de classement, et documente qu’il ne garantit pas l’affichage de ces fonctionnalités. Le gain mesurable se joue sur l’apparence du résultat, donc sur le taux de clic.

Aller plus loin

Faire expliquer ce terme par une IA

Ouvre le moteur de ton choix avec un prompt pré-rempli sur ce terme.

Sources

  1. 1WHATWG, HTML Standard, section Microdata · Living Standard, consulté le 29 août 2026
  2. 2Google Search Central, Introduction aux données structurées · mise à jour du 10 décembre 2025
  3. 3Google Search Central, Consignes générales relatives aux données structurées · mise à jour du 10 juillet 2026
  4. 4Google Search Central, Galerie des résultats enrichis · mise à jour du 15 juin 2026
  5. 5Schema Markup Validator et test des résultats enrichis de Google
Damien Hernandez, consultant SEO senior
Auteur

Damien Hernandez

Consultant SEO senior, 17 ans d’expérience (Accor, Louvre Hotels, Infopro Digital). Spécialiste SEO technique, analyse de logs et optimisation pour les moteurs génératifs (GEO).