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J’ai le grand plaisir d’accueillir aujourd’hui un invité exceptionnel sur mon site, Laurent Morat, un expert reconnu dans l’univers du SEO qui a su, au fil des années, transformer sa passion en une carrière remarquable.

Depuis ses débuts en 2011, après une riche expérience dans la production musicale et l’immobilier, il a embrassé le monde du marketing web, poussé par un désir profond de réinvention et d’innovation.

Un grand merci à lui pour avoir accepté de partager avec nous son parcours, ses stratégies, et sa vision du SEO en ces temps de changements constants et de défis techniques.

Son histoire est une source d’inspiration et un guide précieux pour tous ceux qui cherchent à comprendre et à se perfectionner dans le domaine du référencement naturel.

Peux-tu te présenter et nous parler de ton parcours dans le monde du SEO ?

J’ai commencé en 2011, après avoir travaillé dans la production musicale et dans l’immobilier. Ma situation ne me plaisait pas particulièrement, je me suis souvenu que j’avais fait des études dans le but de faire du marketing.

En 2011, dix ans après l’obtention de mon MBA, cela m’a paru évident qu’il fallait ajouter le préfixe WEB !

Comment as tu commencé ta carrière en SEO et qu’est-ce qui t’a attiré dans ce domaine ?

Ce qui m’a attiré dans le SEO, c’est que cette discipline n’est pas totalement balisée ; il faut faire preuve d’intelligence et de créativité pour gagner la course.

J’ai contracté le virus au SEO Camp’Us en 2011, là-bas j’ai assisté aux conférences et j’ai rencontré Philippe Yonnet. Celui-ci m’a indiqué que l’IUT de Mulhouse proposait une formation spécialisée qui me permettrait de démarrer ma carrière.

De retour chez moi, je me suis inscrit immédiatement pour la session suivante.

Quels sont les moments ou décisions clés qui ont façonné ta carrière jusqu’à aujourd’hui ?

À la base, je suis quelqu’un de plutôt littéraire et mes études sont dans les soft skills. Le challenge pour moi était donc d’acquérir le socle technique suffisant pour exercer ce métier.

Mon choix a été d’apprendre la technique en agence, l’intérêt principal est de voir beaucoup de clients, de problèmes et de cas de figure différents.

Depuis le début de ma carrière, je fais une veille assidue (quasi quotidienne) pour me tenir à jour des changements d’algorithmes.

Il faut comprendre la philosophie de Google, ce qui est attendu par le moteur de recherche ou au contraire ce qu’il faut éviter.

J’essaye de faire profiter à mes clients des techniques et des recommandations les plus avancées.

Pour moi (comme pour beaucoup j’imagine) la rencontre avec les frères Peyronnet en 2016 a été décisive. Quelle idée géniale d’ouvrir le capot pour comprendre comment fonctionne un moteur de recherche ; c’est grâce à leur formation, que j’ai été capable de penser le SEO de manière stratégique.

Après cela, impossible de rester dans une agence où l’on n’avait pas cette profondeur d’analyse et la possibilité d’appuyer sur les bons leviers pour avoir des résultats.

Le client fait l’expert SEO comme “l’occasion fait le larron” ; c’est tout le bénéfice de l’expérience. Ainsi j’ai pu tester des techniques et des outils avancés pour travailler le maillage interne avec précision (youtext.guru), penser les backlinks autrement et faire la différence (babbar.tech). Ainsi certains clients ont eu une importance pour tester et valider des techniques à l’aune des résultats.

L’IA (Chat GPT pour le nommer) est un assistant très zélé permettant également des avancées significatives en matière de recommandations SEO. Le maîtriser parfaitement devient un atout décisif.

Aujourd’hui, il faut à nouveau se remettre en question, pratiquer un SEO “à la main” ne suffit plus. Il faut acquérir les techniques data pour automatiser et prendre de la hauteur vis-à-vis de la concurrence, d’une thématique, ou même d’un site web d’une certaine taille.

Quelle est ta vision du SEO en 2023 et quels changements majeurs anticipes tu pour 2024 ?

L’IA rebat les cartes de plusieurs manières pour les SEO.

Fin 2022, avec l’arrivée fracassante de Chat GPT la place des moteurs de recherche et l’hégémonie de Google ont été remises en question pour la première fois depuis 1998.

C’est un séisme, même si les chiffres montrent que les comportements des utilisateurs n’ont globalement pas changé, et que Bing Chat (Copilot) n’a pas vraiment aidé Bing à se refaire une santé.

Les SERP connaissent un changement majeur et la part de clics du SEO (jusque-là autour de 50%) va diminuer au profit du zéro clic. Le SEO c’est le faire valoir de Google, la raison pour laquelle les gens utilisent ce service.

Avec l’IA, le SEO doit à nouveau se remettre en question, pratiquer un SEO ‘à la main’ ne suffit plus.

L’IA permet d’accomplir des tâches complexes sans vraiment avoir toutes les connaissances nécessaires pour y parvenir ; un grand nombre de métiers sont menacés par cette nouvelle forme d’automatisation des aptitudes intellectuelles.

Dès lors, les consultants SEO se doivent de passer du bon côté de la force et ainsi démultiplier leur puissance, sous peine de se voir retirer leur pain. En fait, nous n’y sommes pas encore tout à fait, mais en 2023 on a compris l’urgence du phénomène.

Des vendeurs de rêves vont transformer Chat GPT en consultant SEO, et des gens vont de plus en plus prendre en charge eux-mêmes les tâches simples comme l’optimisation des contenus. Des IA plus poussées vont proposer des recommandations stratégiques.

D’un point de vue philosophique, et même économique, si on laisse l’IA se battre avec elle-même, on peut se demander si un résultat est possible. Pour créer de la valeur ajoutée, les Consultants SEO vont devoir convaincre qu’ils sont les seuls (aidés de l’IA) à avoir une vision vraiment stratégique capable de battre la concurrence.

Quelles sont les tendances actuelles en SEO qui t’excites le plus ?

Ce que je trouve de plus excitant dans le métier aujourd’hui, ce sont les portes qu’ouvrent des connaissances en python pour manipuler des API et de tirer le maximum d’une l’IA comme chat GPT pour faire des audits poussés. L’idée générale est de prendre de la hauteur, avoir une vue d’ensemble qu’il n’est pas possible d’avoir sans l’automatisation.

Quelques exemples à mon avis très prometteurs :

  • Faire des benchmarks de mots-clés poussés et les classer avec chat GPT
  • Auditer l’ensemble des contenus et du maillage interne sur une thématique
  • Identifier les sujets qu’il faut traiter ou en créer de nouveaux automatiquement
  • Optimiser très rapidement un large ensemble de textes
  • Réorienter de vieux textes dans une même thématique à moindre coût

Non seulement ces audits proposent des recommandations plus précises, mais aussi plus actionnables. Pour moi, la donnée rend les choses beaucoup plus claires ! Ce regain d’efficacité et de clarté devrait aider à financer ces méthodes.

Les portes qu’ouvrent des connaissances en python pour manipuler des API et tirer le maximum d’une l’IA comme Chat GPT sont ce qui m’excite le plus.

 

Peux-tu partager une stratégie SEO réussie que tu as récemment mise en œuvre et ses résultats ?

J’ai revu l’ensemble des contenus et du maillage interne d’un site d’environ 500 pages avec yourtext.guru. C’est le site d’un institut de langues proposant des cours en présentiel et en ligne. L’ensemble des URL ont du texte, il n’y a pas de pages de produit comme sur un e-commerce.

Nous avons évalué l’optimisation de l’ensemble des pages avec un outil maison basé sur la data de YTG. Puis avec la fonction « cocon sémantique », nous avons fait un plan du maillage idéal, l’idée étant de ne garder que les meilleurs liens. À la fois ceux qui redirigent le PR vers les pages les plus importantes et ceux ayant un score de proximité assez élevé.

Sur une période de 6 mois, les mots-clés contenant « test » sont passés de 6 à 23 dans le Top 3 et les mots-clés contenant « anglais » sont passés de 2 à 29 dans le Top 3. Le trafic du site a été multiplié par 2 sur cette période.

Comment abordes tu le SEO technique par rapport au contenu et au link building dans tes projets ?

J’utilise la data, en l’occurrence les outils des frères Peyronnet, yourtext.guru pour les contenus et le maillage interne ; et babbar.tech pour les backlinks. Pour le linkbuiding, j’essaye d’utiliser plusieurs approches, autres que le guest blogging et l’acquisition sur des plateformes très utilisées.

Par exemple, je recherche des partenariats, je propose des échanges sur des pages qui ne sont pas forcément des articles, j’ai même échangé des audit SEO contre des liens.En passant par les API et en construisant mon propre outil, j’arrive à avoir une vue d’ensemble ce qui me permet d’avoir une stratégie plus juste.Pierre Calvet (de babbar.tech) propose également des scripts très utiles pour évaluer le besoin en backlinks sur un mot-clé.

Quels outils SEO considères tu comme indispensables dans ton travail quotidien ?

Y a-t-il des influences ou des ressources spécifiques dans le domaine du SEO que tu recommandes ?

  • Les Frères Peyronnet pour leur formations et leur outils
  • Barry Schwartz pour les news sur https://www.seroundtable.com/
  • Christian Méline pour ses lumières sur la vraie sémantique
  • Glen Gabbe pour ses insights régulières sur les MAJ
  • Olaf Kopp pour sa vision du futur Google (sémantique)
  • Marie Haynes pour son analyse de E.E.A.T.

Quel est le plus grand défi auquel tu as été confronté dans ton travail SEO et comment l’as-tu surmonté ?

D’un point de vue mots-clés, mon plus grand défi a été de monter jusqu’à la 2e position sur “comparateur assurance auto” et la 5e sur “assurance auto” avec un budget de backlinks très limité.

Il a fallu convaincre et trouver des méthodes créatives pour dépenser moins avec autant ou plus d’efficacité : les échanges gratuits, la revente de liens, …etc

D’une manière générale, tout investissement doit être lié à un objectif, et l’ampleur de cet investissement proportionnel à la difficulté estimée pour l’atteindre ; le SEO n’échappe pas à cette règle de base qui doit rationaliser les recommandations.

C’est également pourquoi la communication, savoir vendre son expertise et parler de SEO de manière captivante pour l’auditoire, est essentielle !

Comment mesures tu l’efficacité de ta stratégie SEO et quelles métriques sont les plus importantes pour toi ?

La Search Console est un outil excellent et gratuit pour voir si Google répond bien à une stratégie SEO. J’utilise également un outil de suivi des positions comme Ranks, et Google Analytics pour mesurer l’impact sur le business.

En agence, on n’a malheureusement que très rarement un accès au CRM des clients, seuls capables de nous donner la véritable info sur les objectifs marketing.

  • Trafic SEO
  • Nombre de transactions (part du SEO)
  • Taux de conversion du SEO
  • Positions montantes / descendantes
  • Nombre de requêtes avec un terme stratégique
  • Impressions sur certaines pages

On peut également inclure des KPI plus opérationnels comme le nombre de textes optimisés, le nombre de liens internes ajoutés, backlinks, …

Peux-tu décrire une situation où tu as dû adapter ta stratégie SEO à cause de changements algorithmiques imprévus ?

Je fais une veille assidue, j’adapte en permanence mes recommandations et ma pratique du SEO à ce que je trouve ; ce travail me garde en général des imprévus. Egalement je suis très “White Hat” et pour moi les contenus de qualité ont toujours été une priorité.

Ma pratique du link building est ce qui a le plus évolué en fonction des changements d’algorithme pour éviter les techniques à l’efficacité douteuse. Aujourd’hui, je privilégie les échanges gratuits sur des pages existantes, le linkbaiting, même si ne m’interdit pas l’achat de liens.

Une fois j’ai eu un client piraté ; victime de “negative SEO”. Un beau matin tout le trafic du site est tombé d’un seul coup ! Les pirates avaient copié le site et remplacé toutes les ancres internes par des termes à caractère pornographique.

On a trouvé assez facilement le pot aux roses grâce à la fonction “lien” de la Search Console, très utile dans ces cas là parce qu’elle cumule tout l’historique. On a désavoué les liens et on a attendu, le niveau de trafic a été récupéré après quelques semaines.

Comment gères tu l’équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle ?

Le temps du SEO est assez lent, les annonceurs s’en plaignent d’ailleurs assez souvent. C’est une course de fond où les accélérations sont assez rares, mais ou il faut tenir la distance et surtout ne rien lâcher. Du coup, c’est assez facile de gérer son emploi du temps si on ne prend pas trop de clients à la fois pour avoir le temps de leur proposer un service de qualité.

Le SEO est ma passion (je suis aussi passionné de vinyle et de jazz) ; malgré tout cela dévore une partie de ma vie personnelle. Je fais ma veille presque tous les jours, souvent dans le métro le matin, mais parfois le WE également. Je me forme en général sur mon temps libre pour acquérir de nouvelles techniques comme le Python, ou devenir “ceinture noir avec Chat GPT” en me lançant des défis.

De quelle manière le SEO a-t-il influencé ta vie personnelle ?

En SEO il faut avoir le goût du risque et avoir une certaine résistance au stress parce que l’on n’est jamais tout à fait sûr que le travail engagé va payer autant qu’on le souhaite. C’est une course de fond, mais il faut rendre régulièrement des comptes aux clients ou aux responsables marketing avec parfois un succès farceur qui tarde pointé le bout de son nez. Tout cela rend le tempérament assez “philosophe” !

Je pense que le SEO, c’est aussi un état d’esprit. Cela rassemble des gens qui aiment réussir là où les autres ont échoué ; des gens qui aiment comprendre ce qui semble “compliqué” à la plupart. Le test Myers Briggs (MBTI) basé sur les théories de C. Jung désigne ce type de personne ENTP (Extraverted iNtuitive Thinking Perceiving). Si je ne pense pas que tous les SEO sont de ce type, je pense qu’ils y sont surreprésentés.

Qui ou quoi t’inspire le plus dans ta vie professionnelle et personnelle ?

Rester à la pointe de l’expertise en faisant ma veille ; essayer de comprendre ce qu’il y a à l’intérieur de cette “boîte noire” qu’est “l’algorithme de Google” (merci Sylvain et Guillaume Peyronnet). Après avoir digéré cela, je tire ma motivation des résultats que donnent les recommandations que je fais à mes clients. La méthodologie change un peu à chaque fois pour s’améliorer, et pour s’adapter aux contraintes des clients. Je suis heureux lorsque j’ai trouvé quelque chose de facile actionner que je peux répliquer sur des projets futurs.

Comment trouves tu la motivation lors des périodes difficiles ou des projets exigeants ?

En SEO on ne gagne pas toujours ! L’attente exacerbant le besoin de résultats éclatants n’arrange rien à l’affaire. Il faut savoir temporiser, expliquer ce qui n’est pas toujours explicable, en bref on est parfois dans la panade alors qu’on a tout fait ce que l’on croyait devoir faire !

C’est d’autant plus embêtant que dans ces cas là, on vous a fait confiance et que l’on ne peut pas dire : “Ah mais si on m’avait écouté et mis plus de budget, on en serait sans doute pas là !”

Pour éviter cela plusieurs stratégies :

La prudence : l’idée est que la recommandation élude la question qui gêne sans toutefois y répondre surtout si la recommandation est facile à appliquer et peu onéreuse.

Le risque réfléchi : l’idée est de faire une recommandation pour au moins 2 bonnes raisons ou plus. Exemple : améliorer la vitesse du site pour la conversion et pour les signaux CWV.

L’assurance : L’idée est de lancer plusieurs recommandations à la fois et d’appuyer sur celle qui fonctionne le mieux, de cette manière on ne tombe pas en carafe.

Avec une réflexion “stratégique” on ne sait pas forcément où l’on va, mais on peut réagir plus vite en cas d’adversité. Mais tout cela n’est rien sans une bonne communication et la confiance établie avec la hiérarchie ; le maître mot est la transparence !

Comment abordes tu l’apprentissage et le développement personnel en dehors de ton domaine professionnel ?

Bonne question ! Passionné mon travail est probablement ce qui me valorise le plus dans la vie, mais j’ai d’autres centres d’intérêt qui me passionnent également depuis beaucoup plus longtemps que le SEO : la musique, le cinéma, l’histoire, …

Quelle est l’importance de la communauté SEO dans ton développement professionnel ?

Le réseau est très très important, les discussions sur les sujets SEO (sur Linkedin ou Twitter) permettent de réorienter ou confirmer des idées et des pratiques SEO. Il faut aussi explorer de nouveaux sujets que l’on connaît moins, et pour cela déterminer les personnes à suivre !

As-tu eu des mentors dans ta carrière, et quelle influence ont-ils eue sur toi ?

Je les ai cités plusieurs fois, les Frères Peyronnet sont une inspiration majeure qui ne faiblit pas. Il y a aussi Christian Méline, Glenn Gabe, Marie Haynes, et plein d’autres en fonction des différents sujets et même peut être des modes. En ce moment je m’intéresse à Koray Tuğberk GÜBÜR, très impliqué sur les sujets sémantiques.

Comment le SEO a-t-il changé depuis que tu as commencé ?

Le SEO est devenu une fonction marketing à part entière au côté du SEA, alors qu’il y a 10 ans les clients nous associaient le plus souvent au devs. Du coup les ambitions et les moyens ont changé. Tromper Google est devenu de plus en plus difficile (le bombing de liens était d’une facilité déconcertante).

Aujourd’hui Google n’achète plus du tout les contenus de qualité douteuse qui ne répondent pas aux besoins de ces utilisateurs. On est à un nouveau tournant ou le SEO, faire valoir de Google, perd de l’importance au profit de Google lui-même : l’ogre est en train de dévorer ses petits, mais on a encore quelques beaux jours devant nous.

Quelle est ta vision de la diversité et de l’inclusion dans le monde du SEO ?

Le SEO est une discipline très ouverte, les barrières technique et financière ne sont pas tant élevées que la motivation et l’investissement personnel. On peut parfois regretter ce manque d’institution qui a pour conséquence également un manque de reconnaissance du métier, mais il y a des avantages.

En agence, j’ai vu des gens de tous horizons et de tous milieux pratiquer le métier. L’expérience, la persévérance, la motivation, l’humilité et l’intelligence, non le niveau d’études font la qualité d’un consultant SEO. Pour moi, c’est un ascenseur social efficace aussi accueillant pour la gent féminine que masculine. La question des salaires reste peut-être épineuse.

Si tu avais un message à adresser à l’ensemble de l’industrie du SEO, quel serait-il ?

Le SEO à la papa (ou à la maman !) n’intéressera plus beaucoup de clients dans pas longtemps. Savoir se remettre en question, proposer une offre moderne et pour cela investir un peu dans la data et dans le développement d’outils maison permettant un diagnostic approfondi des sites web et une analyse stratégique et non tactique. Le SEO est mort, vive data SEO !

Quels sont tes objectifs professionnels et personnels pour les prochaines années ?

Je me forme aux méthodes de data analyse pour aller encore plus loin et profiter de toute ma vision du métier. J’ai pour ambition de construire (ou contribuer) brique par brique les outils de diagnostics SEO permettant de faire des audits algorithmiques très poussés.

À partir d’un certain niveau, je suis persuadé que ces outils permettront de faire des recommandations dans un language profane, une transparence apportée par une vision d’ensemble permettant également d’orchestrer la stratégie de la manière la plus fine possible.

Comment penses tu que les individus peuvent contribuer positivement au domaine du SEO ?

J’aime transmettre mon savoir et le partager avec d’autres SEO ayant une expérience différente. Je suis un “team player” ; j’ai besoin du collectif pour donner le meilleur de moi-même. Oui, tout individu à l’intérieur d’une organisation ou d’un réseau peut contribuer positivement au domaine du SEO.

Je suis pour l’entraide plutôt que la dissimulation de martingales SEO jalousement gardées. Bien sûr, il faut savoir ce que l’on donne et à qui on le donne, c’est un équilibre !

Laurent nous a offert une vue d’ensemble fascinante sur le monde du SEO, marqué par l’évolution constante des techniques et des outils. Son parcours, riche et diversifié, nous rappelle que la passion, l’innovation et la persévérance sont au cœur de la réussite dans ce domaine.

Un grand merci à lui pour cette interview éclairante, qui non seulement permet de plonger dans les coulisses du SEO mais aussi d’entrevoir l’avenir de cette discipline à travers les yeux d’un expert. Son approche, mêlant créativité, analyse stratégique et utilisation avancée de l’IA, ouvre de nouvelles perspectives pour tous les professionnels du référencement naturel.

Pour ceux d’entre vous qui souhaitent suivre Laurent et rester informés des dernières tendances et innovations en SEO, n’hésitez pas à visiter son site internet https://laurent-morat-responsable-seo-08.webself.net/ ou à se connecter avec lui sur LinkedIn. C’est une occasion en or de faire partie de son réseau professionnel et d’échanger avec un leader de pensée dans le domaine du SEO.

Merci encore pour ce partage riche en enseignements et en inspiration.